L’ISRA (Institut sĂ©nĂ©galais de recherches agricoles) s’engage Ă produire du blĂ© local pour rĂ©duire les importations, estimĂ©es Ă 800 000 tonnes par an, soit 150 milliards de francs CFA. C’est dans ce contexte que Dr Amadou Tidiane Sall, chercheur Ă l’ISRA CRA Saint-Louis, a dĂ©clarĂ© : « Vu les crises politiques, sanitaires, l’État du SĂ©nĂ©gal s’est engagĂ© vraiment Ă essayer de produire tant soit peu son blĂ© pour ne pas ĂŞtre entièrement dĂ©pendant ».
Actuellement, huit variĂ©tĂ©s de blĂ© ont Ă©tĂ© homologuĂ©es au SĂ©nĂ©gal, dont quatre de blĂ© tendre (Hamat, Pendao, Alioune et DirĂ© 15) et quatre de blĂ© dur (Haby, Amina, Dioufissa et Fanaye), adaptĂ©es aux conditions climatiques locales grâce aux recherches de l’ISRA.
Un champ-Ă©cole de 10 hectares Ă Dagana expĂ©rimente la culture du blĂ© avec des producteurs locaux, dans le cadre du projet BlĂ© irriguĂ© au SĂ©nĂ©gal (BIS). Amadou Diouf, coordinateur du projet BIS, prĂ©cise que celui-ci est « conduit par l’ONG internationale EUCORD (CoopĂ©rative europĂ©enne pour le dĂ©veloppement rural), grâce au financement de la Fondation hollandaise Achmea ».
« Le Sénégal ne doit plus être dépendant des importations de céréales comme le blé », déclare Gorgui Kital, producteur de blé. Le projet BIS vise à accompagner le Sénégal dans sa politique de souveraineté alimentaire.
#ISRA ; #Blé Irrigué Sénégal ; #AgricultureSénégal ; #SouverainetéAlimentaire
EUCCORD/ ACHMEA


